Bonne année 2014 !

alisierAprès une année de désert bloggesque, l’une de mes résolutions est d’écrire à nouveau sur ce blog.

Merci à celles et ceux qui reviendront par ici. Je vous souhaite une très bonne année 2014, douce et laineuse.

Bonne année 2013 !

Mieux vaut tard que jamais… donc meilleurs voeux !

2013 a commencé sur la chapeaux de roue pour moi. L’absence de réalisations à montrer par ici s’explique par la combinaison d’un grand projet qui s’est mis en route (à partager bientôt) et de petits ennuis à l’épaule qui m’empêchent de tricoter (catastrophe !).

Mais comme je ne peux pas rester loin des pelotes et des aiguilles même lorsque je ne peux pas en jouer… Je vous donne rendez-vous à l’Aiguille en fête à partir de demain. Cette année je serai sur le stand n°13.3 des Petits Points Parisiens.

A en juger par ce que j’ai aperçu au montage aujourd’hui, les exposants de laine sont présents en nombre… beaucoup de bien belles tentations !

Damask ne sera pas

J’ai commencé à tricoter un joli châle. Un châle triangulaire, tricoté de bas en haut en commençant par monter l’ensemble des mailles des bords inférieurs. Jusque là j’avais toujours été un peu méfiante de ce type de construction, parce que si l’on manque de fil il n’y a pas vraiment moyen de rattraper le coup.

Et voilà, pas beaucoup de marge du point de vue métrage, pas d’échantillon… et ce qui devait arriver arriva :

Trop court ! Alors, regardez-le bien ce petit chef d’oeuvre car on ne le verra plus. Il n’aura même pas droit à sa mise en forme.

Détricotage, défrisage.

Retour en pelote.

Ca, c’est fait. Ne reste plus qu’à trouver une nouvelle incarnation pour ce beau fil.

Pleine lune

C’est la fin du marathon ! A la fin de l’épisode précédent, je venais de terminer les poches. Enfin presque…

Après les poches et quelques rangs supplémentaires, le bas du cardigan est terminé comme le bas des manches, avec une terminaison tricotin (i-cord) qui rappelle la finition de l’encolure. J’adore ce type de finition.

Il ne manque alors plus que les bordures des poches, qui sont tricotées séparément selon le même principe que l’encolure.

Elles seront cousues. Il s’agit presque du seul travail de couture dans ce modèle.

Parce qu’il s’agit de coudre un arrondi et que mon tricot va se rétracter en longueur lors du premier lavage (c’est mon échantillon qui me l’a dit !), je décide de laver le tout avant de faire cette dernière couture. Je trouves qu’il est de toutes façons plus facile de coudre des pièces qui ont été mises en forme, les bords roulotent moins. Direction la baignoire pour un bon bain…

… puis un séchage en forme. Le gilet est devenu tout moelleux : l’apprêt de filage éliminé au lavage a permis au fil de gonfler et de s’épanouir. Je sens déjà que je vais l’aimer ce gilet !

On s’arme de patience pour les dernières petites finitions. Les coutures, c’est toujours un peu long, mais ici il n’y en a presque pas.

Une fois les derniers fils rentrés, le gilet est prêt à être porté !

Oups, non… pas tout à fait ! Pour en faire le blouson de mes rêves, je voudrais lui ajouter une fermeture éclair. On en reparlera quand j’aurai trouvé une fermeture de la bonne longueur… ?

 

Woollywormhead’s Mystery Hat-along 2012

C’est une tradition depuis 2008. Tous les ans, au mois de novembre, Woolly Wormhead organise un mystery hat-along : elle publie un modèle de chapeau « mystère ». On ne connait pas le résultat final, qui est la surprise, et les instructions sont données au fur et à mesure (à un rythme trèèès raisonnable). Chaque années, les participantes sont plus nombreuses à tricoter en coeur à l’aveuglette.

Généralement, je n’aime pas trop ce genre d’exercice. J’aime mieux savoir dans quoi je me lance, ne serait-ce que pour choisir le fil et pour être sûre que le résultat me plaira (souvenez-vous, je suis une product knitter). Mais avec Woolly, ce n’est pas pareil. Je l’ai déjà dit, je suis fan, j’aime tous ses modèles, sans exception, alors je lui fait confiance les yeux fermés !

L’année dernière était un bon cru, il parraît que cette année est un très bon cru… La première partie des instruction est disponible depuis le 1er novembre. A l’attaque !

Lune gibbeuse

Quel silence… qu’en est-il de mon marathon tricot ? Et bien, il se trouve que les règles ont changé depuis la dernière fois que j’ai participé au concours Colourmart et que désormais il dure… 2 mois ! Et non pas 1 mois comme je le croyais ! Je finis donc tranquillement les derniers kilomètres. Je vous raconte ?

A l’épisode précédent, j’avais mis le corps du gilet en attente pour tricoter les manches. C’est alors l’occasion d’un petit essayage pour vérifier un peu les épaules. Tout va bien, on continue.

Une fois les manches terminées, on reprend donc le corps là où l’on s’était arrêté, c’est à dire à la hauteur des poches. A partir de là, les choses se compliquent un peu, car pour faire les poches (qui sont des poches fendues en diagonale) on a besoin de deux épaisseurs de tricot : le dessus de poche et l’intérieur de la poche.

Si certaines me suivent avec le modèle sous les yeux, vous remarquerez que je n’ai pas tout à fait suivi l’ordre d’exécution des différents morceaux (de façon à ne pas couper mon fil inutilement, car je n’ai qu’un cône) et que j’ai apporté quelques petites modifications de façon à éliminer quelques petites coutures.

Dans la foulée du corps qu’on laisse en attente, on tricote sur quelques mailles le dessus de la poche droite, puis on coupe le fil.

Ensuite, on reprend les mailles du corps et on relève quelques mailles correspondant aux mailles utilisées pour tricoter le dessus de poche : à ce niveau le corps comprend les mailles du dos et des deux devants, y compris la partie intérieure des poches.

Lorsque le corps est aussi long que le dessus de poche, on le met à nouveau en attente.

De chaque côté, sur une largeur correspondant au dessus de poche, on tricote une petite extension rectangulaire qui correspond au fond de poche. Les choses deviendront plus claires au moment d’assembler les différents éléments.

Ensuite, il reste à tricoter le deuxième dessus de poche. Pour cela, on relève des mailles sur le corps à l’endroit opposé où l’on avait démarré le dessus de poche droit et on tricote une pièce symétrique.

Il est maintenant temps de joindre les dessus de poche au reste du corps. Il suffit pour cela d’aligner les mailles en attente du dessus de poche gauche, les mailles du corps entre les extensions et les mailles du dessus de poche droit. On tricote donc à nouveau sur toute la largeur du cardigan.

Lorsque le corps atteint la même longueur que les petites extensions, on tricote ensemble les mailles des extensions laissées en attente avec les mailles correspondantes du corps, de façon à fermer le fond de poche.

Pour finir de fermer les poches, il n’y aura plus que les coutures latérales du fond de poche à faire.

Book of yarn

C’est ma lecture de chevet en ce moment, The Knitter’s Book of Yarn: The Ultimate Guide to Choosing, Using, and Enjoying Yarn.

Je me demande bien pourquoi je ne me suis pas offert ce livre plus tôt, il est passionnant ! Tout autant que les Knitter’s Reviews, de la même Clara Parkes, que je suis depuis longtemps.

Je le recommande vivement à tous ceux qui s’intéressent un peu à la matière que l’on travaille (et qui comprennent l’anglais… je ne crois pas que ce livre ai été traduit). J’y trouve confirmation des idées et opinions que je me suis faites depuis ces quelques années que je tricote, et j’en apprends bien davantage.

Clara y parle des différentes fibres, d’où elles viennent, des façons de les préparer et les teindre, des manières dont elles peuvent être filées et de l’influence qu’ont tous ces facteurs sur l’ouvrage tricoté. Le livre contient aussi des modèles de tricot pour illustrer les propos de Clara. Je n’ai pas acheté ce livre pour les modèles (que je n’avais même pas remarqués avant !), mais il y a 40 modèles plutôt sympas de différents créateurs.

La suite, Book of Wool, est déjà commandée !

Premier quartier de lune

La suite du marathon tricot(encore un billet-fleuve)

Nous en étions à tricoter le corps en faisant des diminutions pour la taille et j’ai continué jusqu’à arriver à hauteur du début des poches. Là, les choses se compliquent un peu car il y a plusieurs morceaux à tricoter.

Lorsque le premier morceau est terminé, les mailles sont mises en attente car on les reprendra plus tard. Vous remarquerez que c’est la première fois que je coupe mon fil depuis le début du gilet. Le bonheur de ce type de construction associé au bonheur du cône géant !

Comme j’ai dû couper le fil, j’en profite pour laisser le corps en plan et attaquer… les manches ! Je fais toujours les choses dans cet ordre pour les constructions du haut vers le bas, pour plusieurs raisons :

  • les manches étant tricotées directement à partir de l’épaule, on doit tourner tout le reste du pull qui y est attaché lorsqu’on tourne la manche au fur et à mesure qu’on la tricote. Il y a donc moins de masse à gérer si le corps n’est par terminé. D’habitude j’interromps le corps dès que j’arrive au bout de ma pelote à la suite des emmanchures. Ici, avec mon cône géant, j’ai dû attendre le premier moment où le fil est coupé.
  • ce n’est qu’avec les manches que j’arrive me faire une idée de si l’encolure et les épaules tomberont bien, et si ça ne va pas je préfère le savoir le plus tôt possible !
  • dans les cas où je risque de manquer de fil ou que je ne suis pas sûre de la longueur voulue (ce qui n’est pas le cas ici), une fois les manches terminées (dont la longueur est plutôt fixe)  je peux utiliser tout ce qu’il reste de fil pour finir le corps.
  • enfin, les manches ne sont pas la partie que je préfère tricoter, en plus il y en a deux à faire, donc il vaut mieux pour ma motivation que je ne les laisse pas pour la fin.

Les manches donc. On a laissé des mailles en attente pour les manches qu’il faut maintenant reprendre sur l’aiguille. C’est là que l’on comprend comment une paire de pointes interchangeables avec quelques câbles, c’est le top pour tricoter les vêtements ! J’ai mis les mailles en attente sur un câble et je n’ai plus qu’à revisser les pointes sur le câble : super gain de temps. (j’ai récemment découvert une autre utilisation pour les câbles : pour bâtir les morceaux avant de les assembler !)

J’en profite pour pousser un petit coup de gueule à propos des aiguilles que j’utilise pour cet ouvrage… J’ai acheté le kit complet, qui vient dans une jolie pochette en soie sauvage super pratique, dans lequel il n’y a que 2 embouts en plus des aiguilles. DEUX embouts ! Par ailleurs j’aime beaucoup ces aiguilles, mais sur ce point il y a un gros raté. Je trouve que 4 serait l’extrême minimum. KnitP** a tout compris en fournissant 2 embouts PAR CABLE. fin de la parenthèse

Donc, on reprend les mailles laissée en attente et on joint le fil pour relever quelques mailles supplémentaires là où on en a monté pour le corps (l’étape que j’ai oublié de photographier).

On va tricoter en rond, donc hop un petit marqueur fermé pour indiquer le dessous de la manche / début des tours.

Et c’est parti pour du tricot en rond jusqu’au poignet. L’épaule commence à ressembler à quelque chose de portable.

Les manches ne sont pas droites et de la même façon que pour la taille, j’accroche un marqueur sur chaque rang de diminutions. Ma petite astuce… Il y a 8 rangs de diminutions à faire. Je sors les 8 marqueurs correspondants d’avance. Lorsqu’il n’y a plus de marqueurs (parfois après vérification sous le canapé…) c’est que j’ai fini !

Là, il m’en reste encore 4, au boulot !

Premier croissant de lune

En plein marathon tricot, j’essaie de documenter les étapes pour les partager ici et tenir le cap. Au passage, je parle d’un sujet qui m’est cher et révèle quelques secrets de construction. Je préviens que ce billet est très long, il s’agit d’un marathon tout de même !

Comme vous allez le comprendre, la sobriété esthétique des vêtements d’Heidi Kirrmaier ne laissent pas forcément présager de l’ingéniosité de leur construction, où tous les détails sont soigneusement réfléchis aussi bien du point de vue décoratif que fonctionnel. Heidi a l’art d’exploiter au mieux les propriétés inhérentes de la maille tricotée.

Le cardigan à empiècement rond que je tricote est construit de haut en bas, avec peu de coutures. On commence par tricoter la bande d’encolure, étroite et longue.

Voyez comme la bande prend naturellement une belle courbe ? C’est grâce à la juxtaposition de points de hauteurs différentes : une lisière est tricotée en jersey, l’autre lisière est en tricotin (i-cord), deux fois moins haut que le jersey cela resserre au niveau de l’encolure, et la partie centrale au point mousse permet de faire la transition. Le point mousse étant moins haut que le jersey mais très extensible, il s’ajuste de chaque côté aux lisières de longueur différentes.

Ensuite on relève des mailles tout le long de la lisière la plus longue de façon à poursuivre l’empiècement des épaules.

Mais avant, on fait quelques rangs raccourcis au niveau de la nuque, de façon à ce que l’encolure se pose mieux sur les épaules et que ça ne baille pas dans le dos. Les 2 marqueurs du centre dans la photo précédente délimitent la zone où seront tricotés ces rangs raccourcis.

Mon fil est assez gros, c’est du jersey et on ne verra pas l’envers, du coup j’ai fait les rangs raccourcis à la japonnaise.

Un fois les rangs raccourcis du dos terminés, on continue à tricoter l’empiècement rond en faisant des rangs d’augmentations à intervalles réguliers, jusqu’à ce que l’empiècement couvre les épaules. Ensuite, on met en attente les mailles qui serviront à tricoter les manches, et on continue à tricoter les mailles du corps d’une seule pièce. C’est un étape cruciale dans ce type de construction. Un étape à prendre en photo à coup sûr. Mais je ne sais pas très bien ce qu’il s’est passé… quand j’ai repris l’appareil photos j’en étais là, presque au niveau de la taille !

A croire que les aiguilles ont travaillé toutes seules pendant mon sommeil ! C’est très très bien pour mon marathon, mais vous ne verrez pas la séparation des manches et du corps en photos. Je ne vais pas détricoter rien que pour la photo !

Le fait de passer de 300 mailles à l’encolure à moins de 200 pour le corps pourrait avoir favorisé cette envolée soudaine.

J’ai fait sur le haut du corps deux modifications par rapport au modèle, qui ne sont pas encore visibles sur les photos.

J’ai ajouté des pinces de poitrine horizontales en rangs raccourcis, parce que disons que j’ai plus de surface à couvrir sur le devant que dans le dos…

Et j’ai ajouté des diminutions sur les côtés pour marquer légèrement la taille. Non pas que j’ai une taille de guêpe, au contraire, mais c’est justement pour affiner ma silhouette à un endroit où elle ne l’est pas naturellement !

Ces étapes ont lieu plus ou moins simultanément, il faut bien tout surveiller pour ne pas en oublier. A mes débuts j’utilisais un papier et un crayon, prenais des petites notes, faisais des petits bâtons… et je m’embrouillais quand même ! Papier oublié au fond du sac, voir perdu, l’éternelle question « est-ce que j’ai déjà fait le petit bâton ? », et j’en passe ! Mon secret de fabrication se trouve sur l’envers :

Je fais un usage intensif de marqueurs ! Vous avez peut-être remarqué plus haut les marqueurs fermés (des filibulles bien sûr !), utilisés pour repérer les mailles : pour séparer les mailles lisières, pour délimiter la zone de rangs raccourcis, et pour indiquer les mailles de chaque côté du corps. J’utilise également des marqueurs qui s’ouvrent pour repérer les rangs.

J’identifie ainsi les rangs d’augmentations : ceux de l’empiècement (1) sont à répéter tous les 6 rangs, à chaque fois il n’y a plus à compter les rangs qu’à partir du dernier marqueur. Et compter jusque 6, c’est plus facile que de compter jusqu’à 18, hé hé !

Les marqueurs servent aussi à compter les rangs du corps (2), depuis la séparation des manches et du corps. J’en mets un tous les 10 rangs. Contrairement au bâton sur le papier, il n’y a pas de doute à savoir si le marqueur est là ou non, et si on l’oublie on peut le rajouter à tout moment.

Comme pour les rangs d’augmentations, j’identifie les rangs de diminutions pour la taille (3). Je laisse tout ça en place le plus longtemps possible, de façon à pouvoir vérifier d’un coup d’oeil si les choses ont bien l’air de coller.

Depuis que j’ai adopté les marqueurs, je me trompe un peu moins et, surtout, quand je me trompe je m’en rends compte beaucoup plus tôt ! Les vérifications sont aussi plus rapides.

La suite au prochain épisode !