Orange sanguine

Un citron rouge ! Je le voulais dans une laine plus épaisse que le fil dentelle préconisé pour le modèle, tricoté avec un numéro d’aiguille plus gros, et je voulais un châle plus grand.

Le résultat est chaud et moelleux, mais même en tricotant mon cône presque jusqu’aux derniers centimètres, ma tranche de citron n’est pas plus grande que celle d’Hilary. Bah, c’est l’occasion de sortir ma jolie pique.

C’est un modèles ultra facile, le type même du tricot « sans réfléchir » qui peut nous accompagner partout.

Modèle : Citron de Hilary Smith Callis, publié dans Knitty Winter 2009

Fil utilisé : Colourmart 2/6NM dk wt 30/70 cashmere/merino, colori granate

projet ravelry

 

Je continue toujours la collecte de données sur vos mensurations, vous pouvez encore participer en remplissant le formulaire du billet « j’ai besoin de vous »

Rock Island

Il est fini et il est beau ! Je serais tentée de m’arrêter là, de dire qu’il n’y a que ça qui compte et d’occulter la phase pénible du tricotage. Mais je ne vais pas faire ça.

Outre-Atlantique, où ils aiment particulièrement bien ranger les gens par catégories, on s’amuse à classer les tricoteurs en product knitter, ceux qui sont plus motivés par le produit fini, et les process knitter, ceux qui apprécient surtout l’action de tricoter. Il semble que cette catégorisation soit assez pertinente, puisque nombre se reconnaissent de l’une au l’autre catégorie.

Je suis férocement les deux à la fois !

Je ne tricote (presque) que pour moi et je porte mes tricots. Je suis une product knitter car il est impératif que le résultat me plaise et soit mettable. Je vais défaire et corriger les erreurs, adapter à ma morphologie quand nécessaire. Il n’y a rien de plus triste pour un tricot que de languir dans un placard. Il doit servir, être aimé, porté et usé (note spéciale à l’attention des rares bénéficiaires de mes cadeaux tricotés…). Alors oui, le produit fini est très important et motive mes choix de modèles.

Mais habituellement je ne choisi pas mes tricots qu’en fonction de ça. Mes modèles préférés sont ceux où j’apprends quelque chose, ceux qui me font découvrir de nouvelles techniques. Et puis c’est long un tricot, alors ça doit être agréable, reposant et/ou intéressant. J’apprécie le travail manuel du tricotage, et aussi voir le tricot prendre forme. J’aime tout autant la période de création de l’objet que l’objet lui-même. On peut même dire que mon appréciation du tricot fini est très influencée par le plaisir ressenti (ou non !) lors de sa réalisation. Définivement process knitter, donc.


Et bien là, j’ai fait une exception. J’ai attaqué ce modèle, tout en sachant pertinemment qu’il serait monotone et rébarbatif à tricoter.

La bordure sur quelques mailles et un nombre incalculable de rangs ? I-n-t-e-r-m-i-n-a-b-l-e ! S’interrompre toute les dix mailles pour tourner le tricot, ça me casse mon rythme. Pour produire la même surface, je préfère de loin l’alternative (des rangs très longs avec plein de maillles, mais pas beaucoup de rangs). Si encore le point m’avait tenue en haleine… mais même pas.

Et puis ensuite, il y a toute cette étendue de point mousse…. je n’aime pas tricoter le point mousse ! Je déteste, même. D’ailleurs, je propose une autre classification des tricoteurs : ceux qui aiment le point mousse au kilomètre et ceux qui aiment le jersey au kilomètre. Là, je me classe très nettement dans la deuxième catégorie. Jared Flood crée de fort beaux modèles, mais je ne partage vraiment pas son amour du point mousse (j’ai le même problème avec Elisabeth Zimmermann) !

Alors pourquoi tant de masochisme, de la part de la process knitter que je suis ? Ah là là ! C’est parce que le modèle est vraiment beau et que je pensais qu’il irait tellement bien à cette laine précieuse.

Je me suis sacrifiée pour la laine et je ne le regrette pas. Enfin, je ne le regrette plus, maintenant que le châle est terminé. Il est possible que quelques jurons aient été lâchés intérieurement – ou extériorisés – en cours de route…

Cette laine est toujours aussi merveilleuse que la première fois que je l’ai tricotée (c’était un laminaria, beaucoup plus technique, mais beaucoup plus plaisant à tricoter !). Heureusement qu’elle était là pour m’encourager, tout au long du tricot. Sans elle, je ne suis pas sûre que je l’aurais terminé.

Bon, je sens que je vais quand même beaucoup l’aimer ce Rock Island, malgré la genèse qu’il a eue !

Et vous product ou process knitter ? Point mousse ou jersey ?

Modèle : Rock Island de Jared Flood

Fil utilisé : Sweetgeorgia Merino silk lace, colori blackberry

projet ravelry

Nouveau modèle : Après la pluie

Je garde le secret depuis un bon moment, mais aujourd’hui je suis fière de présenter mon nouveau châle, parrainé par les délicieuses laines Malabrigo. Il est publié dans le cadre d’une collection d’accessoires réalisés dans les fils de la marque, les Malabrigo Quickies, qui sont dévoilés un à un au fil de l’été (ne manquez pas les suivants, il y en a encore à venir !). Voici donc ma contribution à la collection : Après la pluie.

De fines rayures, toujours dans l’air du temps, et de petits détails plein de féminité.

Les châles, j’aime plus que tout pouvoir m’envelopper dedans et c’est avec cet idée en tête que j’ai conçu la forme d’Après la pluie. Une forme généreuse qui se cale bien lorsqu’on la pose sur les épaule, avec un joli drapé devant et derrière. C’est qu’il y a de la matière, des plis et des replis lorsqu’on l’enroule autour du cou, tout en couvrant bien les épaules. Chacune trouvera sa façon de le porter !

Ne vous fiez pas à son apparente simplicité, ce châle vous fera découvrir ou re-découvrir quelques techniques astucieuses. Tricoté de haut en bas, il est intégralement bordé d’un fin ourlet de tricotin (i-cord), dont j’aime tant la finition et qui permet la discrète terminaison festonnée au bas du châle.

Présenté ici en Malabrigo sock, coloris Chocolate amargo et Indiecita (je ne me lasse pas de ce fil !), ce modèle se prête à une infinité de déclinaisons de fils et de couleurs. Je conseille tout particulièrement d’associer un fil multicolore bayadère avec un uni contrastant. L’occasion (le prétexte ?) d’utiliser ces fils peints à la main si beaux en écheveau et si difficiles à mettre en valeur !

Les explications sont données pour une taille généreuse qui nécessite un écheveau de chaque couleur, avec des indications pour modifier les dimensions.

Les explications du modèle sont en vente sur Ravelry (en français et en anglais) au prix de 4 euros :

Acheter Après la pluie

(paiement paypal, téléchargement pdf immédiat)

 Un grand merci à Rita de m’avoir laissée jouer à la poupée sur elle, et à Abby de m’offrir ses merveilleux talents de photographe.

Et pour fêter la mise en place de fiches imprimées, je propose à l’un d’entre vous de gagner la fiche explicative en français ainsi qu’un jeu de 12 marqueurs (des filibulles, bien sûr !) nécessaires à la réalisation du châle. Pour participer au tirage au sort, vous avez jusqu’à dimanche (29 juillet) soir minuit pour me laisser un commentaire en me disant avec quelles couleurs de Malabrigo vous aimeriez de tricoter Après la pluie. Bonne chance !

Pogona

Alors, ce pogona parfait ? Et bien, euuuh, je ne suis pas entièrement convaincue !

La laine, ah, la laine, oui ! Elle est parfaite ! Toute douce et soyeuse, mais pas trop brillante. Chaude comme il faut pour le printemps. La couleur est magnifique, pile ce que je voulais. Bref, la Sea Sock est superbe et idéale pour ce type de projet.

C’est la forme du pogona qui me laisse un peu perplexe… Le châle est joli quand on l’étend et c’est cette forme qui m’avait séduite.

Mais pour commencer, je le trouve un peu court pour l’enrouler autour du coup, et pourtant mon pogona est plus grand que celui de Stephen. Mais surtout, je n’ai pas (encore ?) trouvé comment le porter.

Ca fait bandana… ou alors bavoir. Dommage, l’idée était intéressante.

Modèle : Pogona de Stephen West

Fil utilisé : Handmaiden Fine Yarn Sea Sock

projet ravelry

Nouveau modèle : Campanule

Publié hier sur Ravelry, voici Campanule.

Campanule

 

Un châle très féminin, plus qu’à mon habitude ! Mais que voulez-vous, quand on a un mélange mérinos/cachemire/soie d’une couleur si sophistiquée entre les doigts (la madelinetosh pashmina coloris kale), un tel luxe ne pousse pas à la simplicité.

Ici on joue le romantisme à fond, avec ruban, noeud et volant froufroutant (le ruban est facultatif).

Campanule, détail

C’est un châle triangulaire tricoté de haut en bas. La texture principale met bien en valeur le superbe coloris faux-uni si caractéristique de madelinetosh, pour un effet un peu moiré.

campanule

Pour les augmentations centrales, je voulais quelque chose de différent de l’habituelle ligne ajourée et ce sont donc de petites torsades qui se fondent dans le motif principal.

 

châle campanule

Les explications sont données pour 2 tailles (c’est la petite qui est présentée ici en photo), avec des indications sur comment modifier la taille. Le modèle se prête à tous les beaux fils et s’adapte facilement à différentes grosseurs.

Les explications du modèle sont en vente sur Ravelry (en français et en anglais) au prix de 4 euros :

Acheter Campanule

(paiement paypal, téléchargement pdf)

Un grand merci à Rita qui a joué au modèle de bonne grâce malgré le froid et à Abby pour ses magnifiques photographies.

Rita avec le châle campanule